Jeudi 21 août 2008 4 21 /08 /Août /2008 16:02

Je sais que ça va devenir lassant mais bon, j'essaye de faire intéressant et puis, j'y peux rien, la page est pas encore tournée, pas définitivement… et toutes ces informations qui se précipitent, se percutent entre elles… elles sont là, la question, c'est juste de savoir si on est digne de les accepter.

 

L'octogénaire est fatigué, il n'a guère eu le temps de dormir ces dernières nuits note le NRC Handelsblad (13/08/2008), un œil rivé sur la télévision. "Ça fait mal quand on sait qu'il y a beaucoup de victimes et que tant de gens doivent fuir" dit-il. Il est stupéfait que ce soit allé aussi loin et n'arrive toujours pas à comprendre. Eduard Ševardnadze se retrouve face à un groupe restreint de journalistes italiens et les titres, que ce soit sur La Stampa ou La Repubblica (14/08/2008), sont sans équivoque pour résumer l'opinion de l'ancien numéro 2 soviétique: 'Che errore'. Ševardnadze dit ne pas avoir été informé de la décision de Saakašvili, les motifs ne manquaient certainement pas mais ils ne suffisent pas toujours à eux tous seuls. La Repubblica souligne que l'ambitieux jeune dirigeant géorgien ne plait pas à l'ancien Ministre des Affaires Étrangères de l'URSS. Saakašvili avait le droit selon Ševardnadze de rentrer en Ossétie mais l'impulsif président géorgien a oublié la passé quand Gamsakhurdia a lui aussi tenté de rentre dans Tskhinvali et y a été défait. Pour Ševardnadze, l'intervention européenne a eu son poids et la Russie ne peut se permettre de s'isoler mais les choses ont bien changé depuis Gorbačov. La conclusion de Ševardnadze dans la Repubblica sur les  USA n'est pas ce qu'il y a de plus rassurant: ils poussent le monde vers une nouvelle guerre froide avec leur projet d'installer en Europe un bouclier antimissile. 

Le problème à lire les spécialistes du secteur, c'est qu'à la fin, on arrive difficilement à être optimiste. Le Morgen belge du 14 /08/2008 interviewe Pierre Chevalier, ancien représentants de la Belgique auprès de l'OSCE, qui estime que depuis la guerre de sécession de 1992, la région est restée hautement inflammable. Les provocations en Ossétie du Sud ont été faites des 2 côtés mais Chevalier précise que l'indépendance du Kosovo a été une pilule amère pour la Russie et que cette dernière saisit toute opportunité pour renforcer son pouvoir et sa sphère d'influence dans la région. D'autres conflits sont à attendre dans une région où pour l'instant les questions de la Transnistrie, de l'Abkhazie et du Nagorny Karabakh sont gelées.

Alors, 'mourir pour la Géorgie?' se demande le Süddeutsche Zeitung du 14/08/2008. Le quotidien allemand revient sur l'écrit polémique de Robert Kagan, The Return of History and the End Of Dreams, qui avait évoqué un conflit entre la Géorgie et la Russie au sujet de régions séparatistes. Que feraient l'Europe et les USA si les Russes devaient s'immiscer en Géorgie ou en Ukraine. Réponse lapidaire: rien.

Ce n'est pas une nouvelle guerre mais bien une ancienne, sans conflit par procuration comme au temps d'un monde bipolaire, une guerre de pouvoir avec des intérêts économiques et territoriaux. Le Süddeutsche Zeitung voit un parallèle saisissant avec le 19ème siècle avec le jeu d'un petit état comme le Piémont entre 2 plus grands comme la France et l'Autriche de l'époque. À l'époque, ça avait débouché sur une guerre plus grande et pour finir, l'unification italienne.

La guerre froide est bien de retour comme le voit Van Den Doel dans le NRC Handelsblad du 13/08/2008. La Russie entend bien donner le signal qu'elle veut défendre sa sphère d'influence avec la force militaire et que l'Occident porte aussi sa faute en voulant élargir l'OTAN aux pays d'Europe de l'Est. L'intégration des pays baltes en particulier a été une source de préoccupation pour les détenteurs du pouvoir en Russie. Il ne faudra pas longtemps avant que la Russie vienne mettre des limites à la marge de manœuvre de l'Ouest, poursuit Van Den Doel. L'Europe de l'Ouest est de plus en plus dépendante de la Russie en termes d'énergie. Notre prospérité et notre économie deviennent aussi dépendantes de la politique russe. Le conflit a amis en avant la division et la faiblesse des institutions de sécurité: l'OSCE n'a joué aucun rôle d'importance.

Finalement, comme le dit le Süddeutsche Zeitung (14/08/2008), Saakašvili s'est réveillé dans un champ de ruines et ses jours semblent comptés si on en croit Carel Hofstra (NRC Handelsblad du 12/08/2008), habitué de l'ambassade des Pays Bas en Géorgie et encore actuellement en Arménie. Les USA ont bien entrainé l'armée géorgienne dont le gouvernement a cru en une guerre éclair mais a complètement loupé la réaction russe. La Russie est bien partie pour une annexion rampante selon Hofstra. Ce qui peut sauver Saakašvili, poursuit Hofstra, c'est le sentiment antirusse profondément ancré chez les Géorgiens mais le pays se dirige vers une période de troubles politiques, ce qui a toujours des répercussions chez les voisins. L'Arménie est bloquée par la Turquie et l'Azerbaïdjan, elle est considérée comme un fidèle allié des Russes et elle partage le point commun (c'est bien l'un des rares…) avec l'Azerbaïdjan d'avoir des minorités en Géorgie. Les choses se compliquent encore plus quand on voit que l'Azerbaïdjan dépend de la Géorgie traversée par les pipelines pour exporter le pétrole vers la Mer Noire.

Et dire que tout ça arrive aux portes de l'Europe et qu'un peu plus bas, on se retrouve avec une autre région dont la caractéristique première n'est pas franchement la stabilité ni le bon voisinage entre les différentes composantes 'ethnico-religieuses' (comme diraient les spécialistes): l'Iraq.

 

La météo en cette fin d'aout n'est pas des plus drôles mais si on attaque la rentrée avec des risques d'embrasement, c'est un truc à se gâcher l'été… indien.

 

Par mazza
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Lundi 18 août 2008 1 18 /08 /Août /2008 18:08
Bienvenue à Soči... vue imprenable... sur le Caucase

 





 

Ce qu'il reste d'une chambre avec vue…

 

Le tir aux pigeons géorgiens semble s'être calmé dans le Caucase mais pour combien de temps? Scènes surréalistes rapportées par Shaun Walker de l'Independent (13/08/08) lorsqu'il voit la foule géorgienne dans les rues de Tbilissi se rassembler comme pour célébrer une victoire. Envolées lyriques des politiques locaux avec des 'toutes les nationalités ensemble en Géorgie: les Arméniens, les Azéris, les Géorgiens et les Ossètes'. En voilà un qui a du louper quelques épisodes historico-culturels de la région. Un autre qui fait écho en ajoutant 'qu'ils ne se rendront jamais et qu'ils le diront des milliers et des milliers de fois'. Gia Loria (quelqu'un du cru?) précise que les Géorgiens sont une 'nation de guerriers et qu'ils se battront jusqu'à la fin. Ils détruiront les Russes, reprendront Gori et vont virer les Russes de Gori'. Ça fait chaud au cœur tant d'optimisme, surtout face à des Russes qui se sont juste contentés au cours de leur histoire de bloquer Napoléon et de transformer leur pays en cauchemar quotidien pour les troupes nazis et leurs alliés italiens, roumains et … hongrois, désireux de faire une grande croisade dans les terres de l'Est… Walker fait une allusion perfide au décalage entre les discours lancés au bon peuple réuni à Tbilissi et la réalité d'une population en fuite vers l'Ouest, Gori abandonné sans combat et les mouvements massifs de populations terrorisées devant les Russes. Ces derniers se sont attiré une condamnation mondiale pour avoir utilisé une 'force disproportionnée' et un autre envoyé de l'Independent de rencontrer un sexagénaire de Tskhinvali pour qui les Russes sont des sauveurs.

Pour Anne Penketh, toujours de l'Independent, le conflit s'est achevé selon les termes russes sans que l'occident puisse y faire quoi que ce soit. La victoire de Poutine, qui apparait comme le vrai chef du Kremlin, a des répercussions qui se ressentiront encore dans les années à venir. Les USA et l'Europe, dépendants du bon vouloir de la Russie et de son gaz, ont été humiliés. La Russie voulait se débarrasser d'un leader jugé trop pro-occidental et surtout elle a fixé les limites quant à une adhésion géorgienne à l'OTAN. Douce vengeance, continue Penketh, pour une Russie ignorée par les USA et leurs alliés à la veille d'envahir l'Iraq. La Géorgie n'a pas voulu tenir compte des avertissements occidentaux et elle est tombée dans le piège russe, croyant profiter des distractions olympiques. Le berlusconien Giornale du 14/08/08 parle d'une Russie impériale et Baget Bozzo souligne que la diplomatie européenne est trop vieille pour ne pas se rappeler que la Russie reste la même et que l'Europe n'est pas une force militaire… ça tombe bien, notre leader magyaro-neuilléen a décidé de dépoussiérer l'état major français et de fermer les garnisons: parallèle osé de Baget Bozzo sur la visite du mari de la top modèle glapissante auprès de Poutine qui peut demander comme son ainé Staline à Laval combien de divisions l'Europe a dans le Caucase… là, ça fait mal… notre bien aimé blingblingocrate n'a pas poussé le mauvais goût à s'affubler d'une moustache ridicule comme le collaborationniste de poche des années 40… il est pas gentil, Vladimir…

Un petit dernier pour la route avec Alistair Horne, biographe autorisé de Kissinger, donc pas franchement un fantaisiste, dans l'Independent du 13/08/2008 qui estime qu'on s'est tout simplement trompé sur l'ambiance qui règne en Russie et ce, à notre péril. Horne n'hésite pas à faire remonter cette 'miscalculation' à l'administration Clinton et de la bien mal-nommée Secrétaire d'État, Madeleine Albright, qui a ramené ces préjugés antirusses de l'époque de la Mitteleuropa au milieu de nineties technoïdes… un mélange détonnant. Horne insiste sur la fierté blessée panslaviste et sur l'humiliation des Russes de se voir cerner par l'OTAN et ses bases radar. L'OTAN en Pologne, pourquoi pas mais la Slovaquie et la Roumanie, on poussait le bouchon un peu loin… quant à l'idée de faire adhérer l'Ukraine et la Géorgie, autant inviter Dracula à un congrès d'hémophiles, c'est sûr que c'était parti pour saigner… le plus drôle, c'est que pour Horne, les bases radar, on laisse gentiment tomber et on pousse pas l'OTAN plus à l'est. Dire qu'il y en a qui veulent faire redémarrer l'atlantisme…






 

Par mazza
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 18:20

 

 

Travailler plus… qu'ils disent…

 

Une petite sonnette d'alarme tirée par les Italiens: la vraie bataille pour la sécurité se situe dans les chantiers. Explication: ça y est, c'est officiel, pour lutter contre la criminalité, le gouvernement italien n’hésite plus à déployer les troupes dans les grandes villes, des mauvaises langues comparent déjà l’Italie al Cile di Pinochet… faut pas exagérer.

En fait, selon une analyse fondée sur des sources officielles et présentée par le Centre d’Études des Investissements Sociaux (Censis), c’est sur les lieux de travail qu’on meurt le plus en Italie : 1170 décès liés au travail en Italie en 2007, deux fois plus qu’en France. Ça nous avait échappé. Bosser n’est donc pas aussi bon pour la santé comme certains esprits bien intentionnés voudraient le faire croire. La Repubblica du 6 aout continue de plus belle avec 3 pages sur le fait que travailler beaucoup fait mal. Le journaliste Paolo Griseri se réfère au New York Times (c’est du sérieux, ça, quoique…) qui rapporte les résultats des recherches de Robert Whaples de la Wake Forest University de Caroline du Nord. Quelqu’un au travail plus de 60 heures par semaine peut être contreproductif pour l’entreprise… c’est bon, j’en connais qui ont compris ça depuis quelque temps et qui l’appliquent brillamment… La Repubblica évoque l’Agence Européenne pour la Sécurité et la Santé au Travail qui estime qu’on dépense en France 1,2 milliard € par an pour les accidents et les maladies professionnelles liées au stress. Pour le trou de la sécu, ça y est, on a une explication. Repeat after me : les caisses de l’état sont vides… puisqu’on vous le dit.

Une étude de l’Université de Bourgogne (je cite toujours La Repubblica…) calcule que l’absentéisme coûte 280 millions € aux contribuables. Expliquez à Mister 25 000 expulsions par an que les absentéistes ne sont pas une nationalité à eux tous seuls, il est capable de les expédier en charters pour de bêtes questions comptables. Et la Repubblica qui fait son petit commentaire : les superbosseurs font plus de mal à l’économie que les fainéants. J’espère pour eux qu’ils ont gardé l’anonymat, les mecs de la fac bourguignonne. Un truc comme ça, ça vous fait des générations d’assistés et de feignants.

Pourquoi je disais « quoique » pour le New York Times ? John Pilger revient dans les colonnes du Guardian (06/08/08) sur les mensonges autour de Hiroshima avec le blackout imposé par les autorités yankees sur les radiations. Pilger évoque la première page du New York Times de l’époque « No radioactivity in Hiroshima ruin ». Un classique de désinformation et d’abdication journalistique commente Pilger. Depuis on a eu mieux…

En vérité, je vous le dis, la dernière fuite de Tricastin n’a absolument pas pollué les eaux environnantes et le nucléaire c’est l’avenir. Ah mais…

Voilà, c’est dit, c’est fait et il va falloir que je me secoue un peu plus pour blablater sur ce qui se passe autour de nous.

 

 

 

 

Par mazza
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Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /Avr /2008 17:51

 

Juste lu La Repubblica du 15 avril. La défaite de la gauche italienne est patente, le Partito Democratico garde les traditionnelles régions rouges que sont la Toscane, l’Émilie Romagne, les Marches, l’Ombrie, le Molise et la Basilicate. Le reste passe au Popolo della Libertà berlusconien qui recueille les 6 régions les plus peuplées. Pas fou, Sua Emittenza, quand on lui demande s’il est prêt à suivre l’exemple du Président de la République de l’autre côté des Alpes et à recruter des représentants du camp adverse, il répond qu’il serait heureux de tirer parti des capacités qui peuvent être utiles pour le pays… come si dice Éric Besson in italiano ?

Pour Silvio Buzzanca (toujours et encore La Repubblica), le tsunami (c’est lui qui l’dit) va redessiner la géographie politique, la gauche historique des socialistes et communistes est effacée du Parlement. Les urnes italiennes ont livré un bipolarisme qui semble avoir le vent en poupe des deux côtés des Alpes. Le tremblement de terre électoral devrait rendre plus souple et plus rapide le travail parlementaire avec moins de groupes, moins de temps et des réponses plus ponctuelles. Walter Veltroni, finalement soutenu pour rien par Bertrand Delanoë, a eu la défaite élégante en téléphonant au Cavaliere pour le féliciter et lui présenter tous ses vœux pour le bien du pays… pas bon d’être de gauche en ce moment de ce côté-ci de l’Europe… Désirdaveniritude a rebondi avec les municipales mais on cherche encore l’unité et les cousins italiens sont partis pour se balkaniser (nan, rien à voir avec le DJ of Levallois City Hall… a helluva groove !!!) avec Kalašnikovs et assimilées enclenchées… plus de cent parlementaires de gauche renvoyés à la maison. La Repubblica n’est pas aveugle : on va se lancer dans le règlement de comptes entre les Bertinottiens et Paolo Ferrero, la gauche arc-en-ciel en miettes… la Repubblica interviewe le Gouverneur des Pouilles, Nichi Vendola, qui avoue que ses camarades et lui ne s’étaient pas aperçus du tremblement de terre qui était en train de se préparer sous leurs pieds. Pour Vendola le communiste gentil (c’est La Repubblica qui le dit, on rigole pas sous cape, SVP…), on assiste à une mutation néo-américaine de la société italienne avec système bipolaire… ça devient vraiment à la mode. Tout comme la nécessité de se dire à tous la vérité…

Un truc qui est assez marrant, c’est quand on regarde ce que préconise le successeur de Tony Blair en Grande Bretagne, Gordon Brown, dans un discours : « Le socialisme est la création d’une culture de l’entreprise plus profonde et plus large »… comme le note Mark Steel de l’Independent du 16 avril, finalement, l’objectif du socialisme, c’est plus de capitalisme et moins de socialisme. Les Italiens ont dû reprendre Berlusconi pour se retrouver un peu plus à gauche, comme d’autres qui ont opté pour le « mari » d’un ancien mannequin collectionneuse de rock-stars, c’est qu’ils voulaient que la gauche gagne.

                                      

Par mazza
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Jeudi 3 avril 2008 4 03 /04 /Avr /2008 15:48

 

Et puis pourquoi je parlerais pas de ce que je vois, lis, comprends et qui m’inspire… moi aussi, je cède au blog, je commente, je m’amuse, je critique… si vous trouvez ça drôle

 

 

Bienvenue chez les Pachtouns

 


La période a pu sembler efficace mais non, ce ne sera définitivement pas un poisson d’avril, il est bien question d’envoyer un contingent français en Afghanistan. Pourquoi pas ? Donner un coup de main aux troufions yankees, canadiens, anglais, hollandais et autres qui sont déjà là-bas, si ça peut leur permettre de voir du pays. Juste ne pas oublier de préciser que ça ne sera pas un trek dépaysant, l’Armée Rouge s’y est cassé les dents face à la détermination des combattants du cru aimablement armés par l’apôtre de la paix qui siégeait à l’époque Outre-Atlantique… « Des combattants de la Liberté » nous certifiait l’ancien jeune premier de Hollywood… merci du détail…

Ceux qui y sont déjà doivent se déplacer au milieu d’une population qui accepte très moyennement la présence de ces troupes étrangères. Le Volkskrant du 1er avril revient sur ce qu’endurent les soldats néerlandais dans le secteur d’Uruzgan. Le commandant néerlandais Richard van Harskamp estime que la pression est trop importante. Que peuvent faire les soldats étrangers dans la configuration socio-économique du pays (ce qu’il en reste…) ? Les habitants sont aussi sous pression. Le jour, ils travaillent dans les champs d’opium des chefs locaux et la nuit ils subissent les incursions à domicile de la part des Américains et des Australiens avec arrestations et la suite. La pression des Taliban sait se faire sentir : un homme décapité car soupçonné d’être un espion. Les Néerlandais se retrouvent dans le secteur de la tribu des Hotak qui s’est retrouvée depuis l’entrée en fonction du gouvernement Karzai là où on prenait les coups. Ils n’ont jamais eu d’influence politique à Uruzgan et ils se sont de nouveau précipités dans les bras des Taliban comme explique un chef de tribu locale. Rien d’étonnant à ce que le week-end dernier, des soldats néerlandais partis en reconnaissance dans la région de Tarin Kowt aient été victimes de bombes dissimulées lorsqu’ils sont passés à côté.

Ces dernières petites vicissitudes ne semblent pas décourager les bonnes volontés puisque un pays aspirant à une intégration dans l’OTAN comme la Géorgie n’hésite pas : le Président Mikhail Saakašvili est bien décidé à envoyer des soldats géorgiens à Uruzgan. Il a raison ce brave homme, si ses anciens copains n’en ont pas assez pris dans les glorieuses années 80, il leur assure un second service.

Bien être conscients que c’est pas vraiment la 7ème Compagnie au clair de lune, nan, pas vraiment, il faudra plus qu’un ballet nocturne de matelas dans une vieille batisse pour s’en sortir…


 

 

Bon, assez parlé des horreurs de la guerre, j’ai envie de faire dans le léger… si, si, je peux…

C’est joli comme nom, Avril de Poisson, et puis ça rédige chez le Guardian pour nous dire que la première dame de France a charmé le Premier Ministre des Brits (avec les Anglais, ça fait longtemps qu’elle sait y faire…) pour tout un relookage de la Grande Bretagne. Drôle d’idée que de vouloir améliorer la cuisine et la manière de se fringuer des voisins d’Outre Manche. Y’a besoin ? Il faut être juste, les anglais sont largement conscients de ce que vaut leur cuisine et ils hésitent pas vraiment pour reconnaitre les bienfaits du curry. Dans les suggestions qui auraient été faites, il est question d’encourager les parents britanniques à servir des petits volumes de vin rouge à leurs enfants dès l’âge de 7 ou 8 ans pour les repas. What the hell? Little pommies know like no one else on earth how to manage with booze… fast learners…

 

 

 

 

Par mazza
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